Le paradoxe du début de carrière : préserver les postes de débutants à l’ère de l’IA
Le défi du début de carrière en bref
-
L’intelligence artificielle (IA) automatise les tâches fondamentales, ce qui accroît les responsabilités tout en rendant les parcours d’avancement moins clairs pour les nouveaux talents.
-
La mise en place de structures organisationnelles plus horizontales et l’intégration de l’IA nécessitent une reconception délibérée du travail, de la composition des équipes et des parcours de développement des employés.
-
À mesure que les promotions se font plus rares, des récompenses fondées sur les compétences et un avancement professionnel transparent deviennent indispensables pour fidéliser et motiver les nouveaux talents.
-
Pour préparer la relève pour l’avenir, les organisations doivent évaluer avec précision le niveau d’adoption de l’IA et mettre en place une planification stratégique des effectifs.
Aujourd’hui, les postes de débutants ne nécessitant aucune expérience préalable semblent de plus en plus rares. Cela s’explique en partie par le fait que de nombreuses compétences et responsabilités fondamentales peuvent être automatisées ou prises en charge par l’IA. Pour vous rendre compte par vous-même de cette évolution, posez-vous la question suivante : combien des tâches que j’ai accomplies à mon premier poste de débutant seraient aujourd’hui prises en charge par l’IA?
Cela signifie que les personnes qui commencent leur carrière doivent relever un nombre croissant de défis :
- Elles postulent à un nombre plus restreint de postes pertinents, qui comportent des responsabilités décisionnelles plus importantes.
- Souvent, ces postes n’intègrent pas de temps pour permettre aux employés d’acquérir des compétences fonctionnelles au moyen de l’accompagnement ou de l’apprentissage par observation.
- Les nouveaux talents doivent composer avec la tension suscitée par la nécessité de travailler efficacement avec l’IA alors que les dirigeants ne cessent de rappeler l’importance des compétences exclusivement humaines et du réseautage.
- Bien que les postes destinés aux débutants dans la vie professionnelle s’apparentent de plus en plus à des postes de niveau supérieur, ils ne sont généralement pas accompagnés d’un statut plus élevé ni d’un parcours d’avancement simplifié.
Certaines personnes de la Génération Z réagissent en délaissant le parcours professionnel traditionnel et en utilisant l’IA pour se lancer dans l’entrepreneuriat*.
Les dirigeants d’entreprise et les responsables des ressources humaines (RH) devraient donc se pencher sur la manière dont ils conçoivent les postes, les méthodes de travail, les systèmes de rémunération et les parcours de développement. Ils devraient se demander : « Répondons-nous aux défis que doivent relever les nouveaux talents? Et comment pouvons-nous améliorer la situation? »
Cela se produit déjà, puisque certaines entreprises doublent leur mise en ce qui concerne leurs investissements envers les personnes en début de carrière. Par exemple, IBM et Tesco* ont récemment annoncé une augmentation du recrutement au niveau débutant.
La pression augmente sur les perspectives de carrière de premier échelon
Les débouchés professionnels pour les débutants connaissaient déjà des difficultés avant même que les effets de l’IA commencent à se manifester. En effet, le chômage des jeunes constitue depuis de nombreuses années un défi de plus en plus important, avec des taux nettement supérieurs à ceux des adultes dans de nombreuses régions du monde*. Certains dirigeants d’entreprise tirent la sonnette d’alarme* pour souligner le recul croissant des parcours de débutants, avec l’avertissement qu’une baisse des embauches de débutants ne fera qu’accentuer la pression sur les jeunes qui tentent d’intégrer le monde du travail.
Cela signifie que de nombreux diplômés hautement qualifiés rivalisent pour un nombre restreint de postes de débutants et voient souvent leurs candidatures rejetées dès la première étape du processus de recrutement*, malgré leur profil qui, sur papier, semble parfaitement adapté au poste. Il s’agit là d’un enjeu majeur, car selon certaines estimations, en 2030, 70 % de la population active sera issue de la Génération Z*.
Cela dit, l’IA sera un moteur majeur de cette tendance à l’avenir. Presque tous les dirigeants (99 %) s’attendent à ce que de 1 % à 20 % des postes soient touchés par les réductions d’effectifs attribuables à l’IA au cours des deux prochaines années[1]. Des données récentes suggèrent que les postes de début de carrière sont parmi les premiers à disparaître*.
Par ailleurs, comme nous l’avons déjà souligné, l’IA est en train de transformer la nature des emplois de premier échelon. Les employeurs confient de plus en plus souvent des tâches de débutants à l’IA — il s’agit là de postes qui étaient autrefois considérés comme un rite de passage pour quiconque souhaitait amorcer la première étape de sa carrière.
C’est pourquoi les employés en début de carrière qui parviennent à décrocher un poste doivent répondre à des attentes plus élevées. Le travail qui revient aux humains revêt une importance plus grande. Il s’agit souvent d’interpréter des résultats, de remettre en question des hypothèses, d’élaborer des discours à l’intention des parties prenantes et de prendre des décisions faisant appel au jugement de manière autonome. Il n’est pas facile de prendre ce genre de décisions pour quelqu’un qui manque d’expérience.
Ce problème se complique du fait que, dans de nombreuses entreprises, il y a désormais moins de niveaux hiérarchiques* pour encadrer les jeunes talents ou assumer la responsabilité finale. Et il est également exacerbé par le fait que, dans une structure organisationnelle plus horizontale avec moins de cadres intermédiaires, les responsabilités traditionnelles sur le plan de la gestion sont poussées vers les échelons inférieurs.
Paradoxalement, alors que les jeunes talents sont poussés à prouver leur valeur plus rapidement, l’IA pourrait bien devenir l’entité responsable qui leur donnera des conseils. Cependant, il peut arriver que les employés en début de carrière ne comprennent pas pleinement le contexte professionnel dans lequel ils évoluent ou ne disposent pas des capacités de réflexion critique nécessaires pour remettre en question les hypothèses suggérées par l’IA. Ils risquent donc de prendre la « mauvaise décision ». Compte tenu de la responsabilité qui leur a été confiée, cela pourrait s’avérer coûteux.
La rémunération des employés n’est pas à la hauteur de leurs responsabilités accrues
Si les employeurs attendent des jeunes talents une préparation immédiate, des compétences plus variées et de meilleurs comportements interpersonnels, ils ne pas souvent enclins à améliorer les avantages sociaux accordés à ces employés. Sur le marché du travail actuel, la réduction des niveaux d’emplois et le ralentissement des promotions ont entraîné une stagnation des salaires, une absence de possibilités d’avancement professionnel et peu de reconnaissance envers les employés. En effet, à l’heure actuelle, seuls 27 % des membres de la Génération Z estiment que les promotions au sein de leur organisation sont suffisamment rapides; une proportion similaire de personnes appartenant à d’autres tranches d’âge partage ce sentiment[2].
La dure réalité est qu’en l’absence de perspectives claires de croissance et d’une meilleure évaluation des résultats commerciaux et de la manière dont ils sont obtenus, les entreprises auront du mal à maintenir la motivation des talents qui leur restent. Les réserves de dirigeants ont déjà été réduites en raison de la diminution du nombre de postes pour les employés en début de carrière. Les entreprises souffriront encore davantage à mesure que les talents se feront plus rares.
Récompenser les compétences et non pas le poste
Alors que les postes de débutants prennent en charge un nombre croissant de tâches auparavant réservées aux cadres supérieurs et que les structures plus horizontales modifient la nature des promotions, les entreprises doivent repenser la manière dont elles reconnaissent et récompensent leurs employés.
Il y a actuellement une insuffisance d’informations dans de nombreuses entreprises : seulement 32 % des employés déclarent savoir quelles compétences sont les plus valorisées et que leur entreprise offre une rémunération plus élevée pour celles jugées « essentielles »[3].
Cela signifie que dans les organisations à structure plus horizontale :
- Les employeurs doivent indiquer en quoi la réduction du nombre de niveaux hiérarchiques a une incidence sur les parcours d’avancement professionnel.
- Il faut faire en sorte que les possibilités soient accessibles et visibles pour tous.
- L’avancement professionnel doit être redéfini au moyen d’affectations enrichies et de possibilités de mobilité professionnelle visibles, qui sont officiellement reconnues et récompensées, plutôt que d’être tributaire des promotions traditionnelles.
À peine 27 % des employés affirment que les mutations horizontales ou latérales dominent au sein de leur entreprise[4]. Toutefois, dans un souci d’agilité, de perfectionnement continu et d’épanouissement professionnel, ces changements de carrière devront devenir plus courants.
Un engagement efficace présente des avantages évidents. Plus de 45 % des salariés citent les nombreuses possibilités d’acquérir de nouvelles compétences et une vision claire de leur parcours professionnel comme des facteurs qui les aident à s’épanouir au travail[5]. Toutefois, pour être durables, ces possibilités doivent également être accompagnées d’une reconnaissance.
Les primes au mérite fondées sur les compétences doivent donc être liées à la gestion du rendement. Les employés devraient recevoir une récompense concrète, non seulement pour leur apprentissage de compétences essentielles à l’entreprise, mais aussi pour la mise en pratique de ces compétences. Les employeurs devraient mettre l’accent sur cet aspect dans le cadre de leur proposition de valeur aux employés (PVE), notamment en démontrant concrètement comment ils investissent dans le perfectionnement et le bien-être de leurs employés. Elles devraient également offrir à leurs employés une certaine souplesse et une conciliation travail et vie personnelle réussie (qui demeurent des aspirations essentielles pour les employés).
Comment redéfinir le parcours professionnel des employés en début de carrière
Un moyen efficace de redéfinir le parcours en début de carrière consiste à constituer de grands bassins de talents généralistes qui peuvent être déployés au sein d’équipes d’atteinte des résultats, par l’intermédiaire d’un marché des talents. Cela peut se faire au rythme de l’évolution de la demande et permettra de réduire le recours au recrutement pour des postes aux définitions restreintes.
Cette approche s’inscrit dans la façon dont Mercer perçoit (travail fixe–travail flexible–affectation des talents au travail) l’organisation croissante du travail.
- Le travail fixe s’inscrit dans des rôles traditionnels et bien définis, dont le champ d’application est stable.
- Le travail flexible s’inscrit dans des fonctions bien définies, mais une partie des responsabilités est réorientée vers des projets spéciaux et des priorités — souvent par l’intermédiaire de marchés internes de talents.
- Dans les modèles d’affectation des talents au travail, les talents sont affectés à des tâches, des missions et des projets en fonction des compétences et des capacités, plutôt que selon un champ d’application statique.
Dans ce modèle, le personnel en début de carrière acquiert une base solide de compétences transférables. Celles-ci comprennent la résolution de problèmes, la communication avec les parties prenantes, l’interprétation des données et la réalisation de projets. Ces employés peuvent ensuite être affectés à des projets à durée déterminée au sein d’équipes pluridisciplinaires. Ils peuvent être sélectionnés en fonction de leurs compétences et interviennent souvent à la manière de conseillers internes.
Ces équipes d’atteinte des résultats renforcent l’agilité organisationnelle en permettant aux employés de se familiariser avec des chaînes de valeur de bout en bout. Elles permettent également d’accomplir un travail plus visible et significatif que dans le cadre de rôles cloisonnés. Au fil du temps, ces généralistes acquièrent une expérience très approfondie, et l’entreprise tire parti d’un déploiement plus rapide des compétences.
Dans de nombreuses organisations, chaque heure de travail est consacrée à la réalisation de livrables. Cela se fait au détriment de l’apprentissage et du perfectionnement. Aujourd’hui, seuls 34 % des employés déclarent être encouragés à consacrer du temps à l’acquisition de nouvelles compétences pendant leurs heures de travail[6].
De plus, bien que de nombreux employés soient invités à se fixer des objectifs d’apprentissage personnels, à l’approche des échéances des projets, le temps nécessaire à l’apprentissage est souvent sacrifié. Cela peut s’expliquer par une absence de gouvernance concernant la protection du temps réservé à l’apprentissage. Dans ce type de systèmes, le caractère informel du perfectionnement des compétences se traduit par un accès inégal à la formation, qui dépend trop souvent de la culture de l’équipe ou du bon vouloir des gestionnaires.
L’IA accélère cette dynamique, car elle peut entraîner une évolution rapide des tâches. De plus, l’accès aux outils, à la formation et à l’accompagnement appropriés manque de cohérence. En raison de ces facteurs, les lacunes en matière de compétences peuvent s’accroître, les inégalités se creuser et le risque de roulement augmenter.
Les arguments économiques en faveur de la formation et de l’apprentissage sont évidents : il coûte généralement bien plus cher de perdre, puis de réembaucher de jeunes talents que de perfectionner les compétences à l’interne. Il est donc essentiel de protéger le temps réservé à un perfectionnement structuré, grâce à des exercices pratiques et à un apprentissage supervisés. Ce temps devrait être intégré à la semaine de travail afin d’aider les employés à développer les « muscles » dont ils ont besoin pour réussir.
Veiller à ce que la conception des postes intègre des possibilités d’apprentissage contribue également à renforcer la proposition de valeur aux employés (PVE), car cela indique que l’entreprise est déterminée à pérenniser l’employabilité de ses effectifs. Le fait d’intégrer des marges de manœuvre dans la conception des postes permet également d’offrir davantage de possibilités en matière de travail à temps partiel, d’horaires échelonnés et de partage d’emploi. Cela contribue à son tour à améliorer la conciliation travail et vie personnelle des aidants et rend le monde du travail plus inclusif*.
Étude de cas
Bien que ce mécanisme de financement soit propre au Royaume-Uni, l’approche sous-jacente est pertinente à l’échelle mondiale : les organisations peuvent réorienter leurs investissements existants en matière de formation (programmes soutenus par les pouvoirs publics, certifications financées ou partenariats avec des prestataires) pour créer des parcours de renouvellement de compétences fiables à n’importe quelle étape de la carrière, afin d’éviter de dépendre du recrutement externe et d’alléger la pression exercée sur les bassins de talents en début de carrière, qui ne cessent de diminuer.
Alors que l’apprentissage tout au long de la vie devient une nécessité, nous connaîtrons tous plusieurs moments de « début de carrière », soit chaque fois que nous passerons à un nouveau projet ou que nous acquerrons de nouvelles compétences. La priorité est de mettre en place des parcours de formation structurés et comportant la protection du temps consacré à la formation, qui sont reconnus par l’entreprise et qui se traduisent par une réelle mobilité vers des postes prioritaires. Le fonctionnement variera d’un marché à l’autre, mais le principe reste le même : pour conserver son agilité, l’entreprise doit permettre à chaque employé de renouveler ses compétences grâce à des parcours de formation fiables.
Directrice, Affaires humaines et culturelles, BT Business
Exemple d’organisation du travail – Développeur logiciel
Alors que de nombreuses entreprises réévaluent leurs stratégies relatives aux employés en début de carrière et aux nouveaux talents, le développement logiciel demeure un secteur prioritaire en matière de recrutement. Par ailleurs, la rémunération, le manque de soutien de la part des gestionnaires et la lenteur de l’avancement professionnel figurent parmi les cinq principales raisons qui poussent les employés à envisager de quitter leur employeur.
Dans ce contexte, une organisation du travail réfléchie peut avoir un effet transformateur. En réorganisant les tâches afin d’obtenir de la capacité accrue, les entreprises peuvent intégrer le perfectionnement structuré des compétences dans le travail quotidien, de sorte que l’apprentissage fasse partie intégrante du poste et ne soit plus considéré comme une activité supplémentaire. Et dans l’esprit des nombreux moments marquants du début de carrière, cette façon de procéder soutient non seulement les nouveaux talents, mais aussi le personnel dans son ensemble, en créant des parcours continus de perfectionnement et de renouvellement de compétences à mesure qu’évoluent les exigences en matière de compétences.
En prenant l’exemple d’un poste de développeur logiciel, notre analyse de l’organisation du travail montre comment la réorganisation des tâches permet de libérer des capacités supplémentaires qui peuvent être réinvesties dans le perfectionnement ou réorientées vers des projets à plus forte valeur ajoutée :
- En ce qui concerne ce poste, cinq tâches sur 12 présentent de fortes possibilités de redéploiement.
- Grâce à un redéploiement partiel ou total des ressources sur sept tâches, il est clairement possible de libérer en moyenne 37 % de capacité par poste en tirant parti de l’IA, de l’outil d’automatisation robotisée des processus (RPA) et des possibilités de redistribution des tâches.
- Cette capacité accrue représente des économies possibles d’environ 53 808 $ (33 300 €) par poste.
Par où commencer?
-
Dans quelle mesure votre évaluation de l’adoption et du niveau de préparation à l’IA est-elle précise?Action : Mesurez l’utilisation réelle (par poste, niveau et fonction) et recensez les tâches pour lesquelles l’IA est utilisée, la fréquence d’utilisation et les outils d’IA employés. Comparez ensuite vos conclusions aux hypothèses de la direction. S’il n’y a pas de concordance, il faudra effectuer du travail supplémentaire pour assurer la précision des mesures. Associez ces informations sur l’adoption de l’IA à une évaluation du niveau de préparation à l’IA afin de déterminer qui est en mesure d’utiliser efficacement l’IA et dans quels domaines du perfectionnement est nécessaire.
-
Vos efforts de perfectionnement des compétences se concentrent-ils seulement sur la connaissance de l’IA?Action : La connaissance de l’IA devrait être considérée comme une compétence fondamentale, mais elle ne représente qu’une partie de l’ensemble des compétences. Pour les postes de début de carrière en particulier, d’autres compétences (telles que l’esprit critique) seront de plus en plus recherchées. Veillez à ce que l’organisation actuelle du travail dans votre entreprise offre des possibilités de développer ces compétences clés. Protégez le temps consacré au perfectionnement des compétences et évaluez les progrès réalisés grâce à notre approche d’évaluation des compétences*.
-
La conception du travail et de l’organisation rend-elle possible une collaboration humain-machine optimale?Action : Examinez les tâches que renferment vos postes et flux de travail, puis déterminez le niveau de collaboration humain-machine requis. Réorganisez le travail en gardant cela à l’esprit et réfléchissez à ce que vos conclusions signifient pour la structure, la taille et la composition de l’ensemble des compétences des équipes de votre organisation.
-
Votre travail de planification tient-il compte des compétences d’aujourd’hui ou de celles de demain?Action : Planifiez les besoins en compétences de manière stratégique et intégrez le perfectionnement des compétences dans votre cadre de gouvernance des talents. La mise en place d’un accompagnement adapté au perfectionnement des compétences permettra aux talents en début de carrière d’exploiter pleinement leur potentiel. Cela vous évitera également de revenir à des critères de recrutement « axés sur l’expérience » dans des situations où le travail à accomplir a déjà évolué.
-
Votre stratégie de récompenses a-t-elle besoin d’être repensée?Action : Vérifiez si les employés en début de carrière assument des tâches d’un niveau supérieur sans bénéficier de récompenses et d’une reconnaissance adaptées. Réorganisez votre programme de récompenses en mettant en place des primes liées à l’acquisition de compétences vérifiées ou la reconnaissance en fonction des résultats obtenus. Cela permettra d’éviter les tensions liées à une progression plus lente dans l’échelle hiérarchique ou à des structures plus horizontales.
Transformation de la main-d’œuvre, Royaume-Uni et Europe
Conseillère principale et responsable au Royaume-Uni, modèle opérationnel et conception organisationnelle (Transformation de la main-d’œuvre)
Gestionnaire et responsable au Royaume-Uni, PSMD (Transformation de la main-d’œuvre)