Comprendre les risques climatiques physiques dans les portefeuilles
Une gestion efficace des risques climatiques dans les portefeuilles d’investissement repose sur une gouvernance solide, des processus robustes, une surveillance continue et une mise en œuvre intentionnelle. Cette approche est essentielle pour préserver le capital, améliorer les rendements ajustés au risque et atteindre les objectifs de durabilité.
With average global warming reaching 1.5°C above pre-industrial levels in 2024, physical climate risks have shifted from long-term projections to immediate financial realities.[1] Last year alone, extreme weather events caused approximately US$320 billion in losses, of which about US$140 billion were insured.[2] Weather-related catastrophes accounted for the overwhelming majority of both overall and insured losses. By mid-2025, insured losses had already reached around US$80 billion, with projections suggesting full-year totals could exceed US$150 billion.[3]
The human and economic consequences may be severe, with the World Economic Forum and Oliver Wyman estimating that, by 2050, up to 14.5 million additional deaths and US$12.5 trillion in economic losses could occur as a result of climate-related disasters.[4] Meanwhile, research from S&P Global Sustainable projects that the physical effects of extreme weather events could lead to financial impacts of up to US$25 trillion for the world’s largest companies by the middle of the century.[5]
For investors, climate risk management could include both transition and physical risks. This is not a question of choosing between mitigation or adaptation as both are now important to help manage risks and help long-term value. Our introductory report in our new series on adaptation and resilience in investor portfolios, calls for a broader, more integrated approach. The full report, available on the Mercer Insight Community, emphasizes the need to consider not just emissions reduction but also adaptation, nature-based solutions, circular economy principles, and a fair transition for all.
Pourquoi l'adaptation a sa place dans les plans de transition
Le comportement du marché de l'assurance peut potentiellement servir de signal d'alerte précoce, alors que la couverture de périls climatiques spécifiques dans les régions à haut risque est de plus en plus retirée ou tarifée à des niveaux prohibitifs. Ce changement transfère effectivement davantage de risque aux propriétaires et exploitants d'actifs, ce qui souligne que comprendre où les aléas physiques croisent l'exposition des actifs est désormais fondamental.
L'approche Transition Pathway de Mercer intègre l'adaptation et la résilience à travers trois dimensions clés : les risques, l'alignement et les solutions — et vise à aider les investisseurs à gérer efficacement tant les risques climatiques physiques que ceux liés à la transition au sein de leurs placements.
Elle s'aligne sur d'autres approches sectorielles, comme le Climate Resilience Investment Framework (CRIF) de l'Institutional Investors Group on Climate Change et la Physical Climate Risk Appraisal Methodology (PCRAM). Les Canadian Sustainability Disclosure Standards on Climate-related Disclosures (CSDS 2), élaborées à partir de l'IFRS S2 de l'International Sustainability Standards Board (ISSB), exigent des divulgations portant à la fois sur les risques liés à la transition et sur les risques climatiques physiques.
The Office of the Superintendent of Financial Institutions (OSFI) expects federally regulated financial institutions to incorporate the implications of physical climate risks and the risks associated with the transition to a low-greenhouse gas economy in its business model and strategy, as prescribed in Guideline B-15. With floods and wildfires being two of the most financially impactful acute physical events in Canada, the OSFI expects financial institutions to play a pivotal role in advancing adaptation.
Cette demande croissante en gestion des risques physiques intervient alors que les événements météorologiques extrêmes semblent s'intensifier, depuis les événements aigus comme les inondations, les feux de forêt et les cyclones jusqu'aux pressions à plus long terme telles que la hausse des températures, les sécheresses persistantes et l'élévation du niveau de la mer. Surtout, ces risques peuvent de plus en plus affecter la stabilité macroéconomique : les banques centrales reconnaissent que les effets du changement climatique peuvent influencer la production et l'inflation dans un horizon de politique de deux à trois ans. Dans le même temps, les modèles économiques traditionnels peuvent sous-estimer les pertes potentielles parce qu'ils supposent souvent un retour à l'équilibre et ne tiennent pas compte des « points de basculement » climatiques. Les investisseurs doivent donc compléter les modèles quantitatifs par une appréciation qualitative, en reconnaissant que les cadres existants peuvent ne pas saisir l'ampleur totale des perturbations climatiques.
Intégrer l'adaptation dans les plans de transition et orienter le capital vers des solutions de résilience concrètes peut aider les investisseurs à protéger la valeur, à saisir les occasions et à soutenir une transition non seulement à faibles émissions de carbone, mais aussi résiliente face au climat.
Comment les investisseurs peuvent chercher à intégrer l'adaptation
Évolutions en matière de politiques et de divulgation
À l'échelle mondiale, les cadres politiques évoluent désormais pour intégrer l'adaptation de manière plus explicite, sous l'impulsion de l'Objectif mondial sur l'adaptation de l'Accord de Paris prévu à l'article 7. Cette initiative a été portée par le United Arab Emirates Framework for Global Climate Resilience, lancé à la COP28 à Dubaï, qui donne la priorité à des secteurs clés, notamment l'eau, la santé, les systèmes alimentaires, les écosystèmes, les infrastructures, les moyens de subsistance et le patrimoine culturel.
Par ailleurs, à la fin de 2025, 68 pays avaient soumis des Plans d'adaptation nationaux, y compris plusieurs économies développées.[6] Cependant, un rapport d'un vérificateur indépendant a montré que la Stratégie nationale d'adaptation du Canada n'était pas conçue efficacement et ne priorisait pas les risques liés au changement climatique du Canada.[7]
De la politique à la pratique
Pour les investisseurs, passer de la politique à la pratique commence par une gouvernance claire et l'intégration de l'adaptation et de la résilience comme priorités centrales. Des évaluations du risque physique à l'échelle du portefeuille, s'appuyant sur des modèles affinés au sein du secteur de l'assurance, en particulier pour les actifs réels et les fournisseurs critiques, peuvent fournir la base d'une prise de décision éclairée. Une fois cette référence établie, les progrès peuvent être mesurés au moyen d'indicateurs définis et d'engagements réguliers avec les gestionnaires de placements, garantissant la reddition de comptes et reliant les incitations aux résultats potentiels.
Bien que l'atténuation reste essentielle, les coûts croissants d'une adaptation retardée — visibles dans le retrait des assurances, la dépréciation des actifs et l'augmentation des perturbations liées au climat — soulignent, selon nous, que l'adaptation et la résilience sont devenues une nécessité financière.
Intégrer l'adaptation dans les plans de transition et diriger le capital vers des solutions de résilience concrètes peut aider les investisseurs à protéger la valeur, à saisir potentiellement des opportunités et à soutenir une transition qui est non seulement bas‑carbone mais aussi résiliente face au climat.
Chef mondial des investissements durables, Mercer
Responsable mondial du capital intellectuel, investissement durable, Mercer