Selon le rapport de Marsh, les stratégies de talents peu concurrentielles ont été nommées comme présentant le plus grand risque pour les organisations canadiennes
Toronto, le 29 avril 2026 ─ Selon le rapport 2026 sur les risques liés aux personnes publié aujourd’hui par Marsh (NYSE: MRSH), un leader mondial du risque, de la réassurance et du capital, des personnes et des investissements, ainsi que du conseil en gestion, les organisations canadiennes ont identifié des stratégies de gestion des talents peu concurrentielles comme le principal risque lié au capital humain auquel elles sont actuellement confrontées. Les organisations canadiennes se distinguent de leurs homologues mondiaux qui ont identifié une littératie inadéquate en matière de cybermenaces comme leur principal risque.
Le rapport s’appuie sur les constats de plus de 4500 professionnels en ressources humaines et de la gestion du risque dans 26 marchés, dont plus de 300 participants du Canada, et observe que les perturbations technologiques sont à l’origine des principaux risques liés aux personnes.
« Les risques liés aux personnes ne peuvent pas être des préoccupations secondaires, car ils ont une incidence sur la santé et le bien-être de la main-d’œuvre et de l’entreprise », a déclaré Julie Duchesne, responsable de l’activité Santé de Mercer. « En 2026, la résilience dépend de la façon dont les organisations investissent dans leurs employés : développer les bonnes compétences, soutenir la santé et la sécurité financière, et reconcevoir le travail afin que les humains et la technologie puissent donner le meilleur d’eux-mêmes ensemble. »
Au Canada, les employeurs classent les stratégies de gestion des talents peu concurrentielles au premier rang des risques liés aux personnes, ce qui souligne la nécessité d'éliminer les programmes inefficaces, désuets ou non pertinents et de renouveler leurs stratégies pour disposer de la main-d'œuvre dont ils ont besoin pour relever les défis à venir. Les employeurs devraient adopter une approche globale pour examiner la rémunération, les avantages sociaux, le développement de carrière, la flexibilité et l’expérience des employés afin de les aider à attirer et à retenir les meilleurs talents.
Les pénuries de compétences technologiques, comme celles en cyber et en IA, suivent de près, étant au troisième rang mondial et au Canada, reflétant un écart croissant entre l’ambition numérique et la préparation de la main-d’œuvre.
« Les entreprises canadiennes doivent remanier leurs programmes de récompenses traditionnels, en réinventant la façon dont elles bâtissent la main-d’œuvre de l’avenir », a déclaré Jennifer Schmidt, partenaire de Mercer Canada. « Trente-cinq pour cent des répondants de la haute direction sont préoccupés par les programmes désuets de bien-être et d’avantages sociaux qui ne répondent pas aux besoins de la main-d’œuvre moderne. Être concurrentiel signifie dorénavant mettre à jour son approche en matière de rémunération, d’avantages sociaux, de développement de carrière et de perfectionnement pour aider les entreprises à attirer le calibre de talents nécessaires pour combler les rôles axés sur la technologie qui sont en demande. »
Bien que les organisations continuent d’investir massivement dans l’IA, la menace la plus importante pourrait être de traduire ces dépenses en gains réels de productivité, d’innovation et de rendement. Les barrières mentales face à l’adoption de l’IA se classent maintenant parmi les principaux risques mondiaux pour les personnes. Trente-cinq pour cent des professionnels des RH et du risque au Canada craignent que leurs organisations investissent dans l’IA et l’adoptent sans formation et amélioration des compétences adéquates.
Au Canada, 39 % des professionnels des RH et du risque craignent que leurs organisations n’aient pas suffisamment de budgets en matière de technologies des RH pour adopter de nouvelles technologies et 38 % craignent de ne pas pouvoir soutenir les employés et les entreprises en période de crise.
Les lacunes en matière de leadership et les pénuries de main-d’œuvre amplifient le risqué
Au Canada, les principales préoccupations concernant les pénuries de main-d’œuvre sont les disparités de compétences entre les employés disponibles et les rôles requis (40 %), l’augmentation des coûts de main-d’œuvre en raison de la concurrence pour les talents (35 %) et les perturbations opérationnelles dues au manque de main d’œuvre (32 %).
Par ailleurs, le rapport identifie les compétences en leadership inadéquates comme le plus grand multiplicateur de risque, déclenchant ou aggravant des problèmes comme la détérioration de la santé mentale et des conditions de travail non sécuritaires, ce qui met en péril la productivité, le rendement et la réputation. Au Canada, les conditions de travail non sécuritaires figurent pour la première fois parmi les principaux risques pour les personnes et comme principal risque selon les répondants des RH.
Le stress financier et les risques pour la santé nuisent au rendement
L’insécurité financière des employés est maintenant un risque organisationnel important, se classant quatrième globalement et cinquième au Canada. Selon les répondants, l’augmentation du coût de la vie et l’endettement sont directement liées à une baisse de la fidélisation et de l'engagement des employeurs, ainsi qu’à une inconduite potentielle dans les organisations.
« Malgré les préoccupations concernant la hausse des coûts des avantages sociaux et la croissance des défis en matière de santé mentale, les professions des RH et des risques dépriorisent les risques liés à la santé, car ils sont éclipsés par des préoccupations plus immédiates », a déclaré Amy Laverock, chef mondial des spécialités en avantages sociaux de Mercer Marsh Avantages Sociaux. «Cela met en évidence un décalage préoccupant. Les organismes tentent de séparer les résultats en matière de santé de la gestion des risques, lorsqu’ils sont intrinsèquement entrelacés. »
La maturité du risque offre un avantage mesurable
Les organisations qui démontrent des approches plus avancées en matière de gestion des risques présentent constamment des mesures d’atténuation des risques plus efficaces pour les personnes. De plus, le rapport montre que les entreprises ayant une forte collaboration entre les fonctions des risques et des RH ont des mesures d’atténuation des risques beaucoup plus efficaces en place aujourd’hui, ce qui se traduit par une prise de décision plus forte et une plus grande stabilité.
« Les organisations tournées vers l’avenir reconnaissent que leur main-d’œuvre n’est pas seulement une source de risque, mais aussi leur plus grand atout stratégique », a ajouté Mme Laverock. « Ceux qui agissent maintenant, en investissant dans le leadership et les compétences technologiques, ainsi que dans la santé et la sécurité financière des employés, seront les mieux outillés pour transformer l’incertitude en avantage. »