Enquête 2026 | Mobilité Internationale et Retraite des Français à l'étranger
Un enjeu stratégique pour les entreprises
La retraite des salariés expatriés est aujourd'hui au cœur des préoccupations des directions RH. Entre évolutions réglementaires, complexité des régimes locaux et attentes croissantes des collaborateurs, les entreprises sont confrontées à des arbitrages de plus en plus délicats.
Mercer a conduit entre février et avril 2026 une enquête auprès de 69 entreprises de toutes tailles allant des PME aux groupes du CAC 40, pour identifier leurs pratiques en matière de couverture retraite pour les salariés français à l'étranger.
L'enquête couvre cinq axes :
- Salariés français en Mobilité Internationale (MI)
- Sécurité sociale et système de retraite des Français à l'étranger
- Pratiques des entreprises françaises sur la retraite pour les personnes en mobilité
- Retraite du conjoint
des salariés en mobilité couverts par la retraite de base française.
bénéficient d’une couverture base + complémentaire, financée par l’employeur.
des entreprises n’intègrent pas les régimes locaux dans la projection de rente.
Un fort attachement au régime français, mais des angles morts persistants
Le premier enseignement de l'enquête est sans appel : les entreprises françaises maintiennent massivement la couverture retraite du régime français pour leurs salariés à l'étranger. Cet attachement se confirme aussi bien dans l'Union européenne (76 % pratiquent le détachement) que hors UE, en présence d'un accord bilatéral (54 %).
Pourtant, cette fidélité au régime français s'accompagne d'un angle mort majeur : dans 88 % des cas, la rente locale n'entre pas dans le calcul de la couverture maintenue, exposant les entreprises à des doubles cotisations inutiles.