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Enquête 2026 | Mobilité Internationale et Retraite des Français à l'étranger 

Un enjeu stratégique pour les entreprises 

La retraite des salariés expatriés est aujourd'hui au cœur des préoccupations des directions RH. Entre évolutions réglementaires, complexité des régimes locaux et attentes croissantes des collaborateurs, les entreprises sont confrontées à des arbitrages de plus en plus délicats.

Mercer a conduit entre février et avril 2026 une enquête auprès de 69 entreprises de toutes tailles allant des PME aux groupes du CAC 40, pour identifier leurs pratiques en matière de couverture retraite pour les salariés français à l'étranger.

L'enquête couvre cinq axes :

  • Salariés français en Mobilité Internationale (MI)
  • Sécurité sociale et système de retraite des Français à l'étranger
  • Pratiques des entreprises françaises sur la retraite pour les personnes en mobilité
  • Retraite du conjoint
90 %

des salariés en mobilité couverts par la retraite de base française.

77 %

bénéficient d’une couverture base + complémentaire, financée par l’employeur.

88 %

des entreprises n’intègrent pas les régimes locaux dans la projection de rente.

Un fort attachement au régime français, mais des angles morts persistants

Le premier enseignement de l'enquête est sans appel : les entreprises françaises maintiennent massivement la couverture retraite du régime français pour leurs salariés à l'étranger. Cet attachement se confirme aussi bien dans l'Union européenne (76 % pratiquent le détachement) que hors UE, en présence d'un accord bilatéral (54 %).

Pourtant, cette fidélité au régime français s'accompagne d'un angle mort majeur : dans 88 % des cas, la rente locale n'entre pas dans le calcul de la couverture maintenue, exposant les entreprises à des doubles cotisations inutiles.

Le détachement de Sécurité sociale : entre frein administratif et opportunité sous-exploitée

Plus de la moitié des entreprises n'utilisent pas le détachement hors UE/Suisse, principalement pour des raisons de coût (61 %) et de lourdeurs administratives (45 %). Un paradoxe, car la France dispose de 41 accords bilatéraux de Sécurité sociale en vigueur. Dans 77 % des cas, c'est l'employeur seul qui prend en charge les cotisations maintenues.

La retraite du conjoint : le parent pauvre de la politique de mobilité

80 % des entreprises ne tiennent pas compte de l'impact de la mobilité sur la retraite du conjoint dans le package proposé. Seules 7 % le font de façon systématique. Lorsqu'une prise en charge existe, elle s'arrête le plus souvent dès que le conjoint exerce une activité professionnelle dans le pays d'affectation.

Les trois enseignements structurants de l’enquête

Les entreprises maintiennent massivement la couverture retraite française. 90 % assurent la retraite de base, 77 % la couverture complète base + complémentaire, financée par l'employeur seul dans 77 % des cas.

Dans 88 % des cas, les entreprises n'intègrent pas la rente locale dans leurs projections, une sous-exploitation qui génère des doubles cotisations inutiles et un risque de litige salarial.

Plus de 50 % des entreprises n'ont pas recours au détachement hors UE/Suisse, principalement pour des raisons de coût et de complexité administrative, malgré les 41 accords bilatéraux disponibles.
Pour information, le rapport complet a été partagé exclusivement avec les participants à notre enquête. Complétez le formulaire ci-dessous pour accéder aux enseignements clés de l’étude.
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