Baromètre absentéisme 2026 

France, 07 octobre 2026

Absentéisme en 2026 :

une stabilité en trompe-l’œil qui confirme un niveau durablement élevé

Malgré une hausse limitée à 5,7 % en 2025 contre 5,6 % en 2024, l’absentéisme a progressé de 13,6 % depuis 2019 et révèle de fortes inégalités selon le sexe, l’âge et la catégorie socioprofessionnelle.
Marsh (NYSE : MRSH), acteur mondial de premier plan dans le conseil et les services professionnels, publie la nouvelle édition de son baromètre sur l’absentéisme en France, réalisée à partir des données de plus de 550 000 assurés. En 2025, le taux d’absentéisme atteint 5,7 %, contre 5,6 % en 2024. Une évolution limitée en apparence, qui ne doit pas masquer une tendance de fond : depuis 2019, avant la crise sanitaire, l’absentéisme a progressé de 13,6 %, confirmant son installation à un niveau durablement élevé dans les entreprises françaises.
Cette relative stabilité du taux global ne traduit donc pas un reflux du phénomène. Elle s’accompagne au contraire d’écarts persistants, voire renforcés, entre les populations de salariés. En 2025, 32 % des salariés se sont absentés au moins une fois dans l’année, tandis que la durée moyenne d’un arrêt reste élevée, à 23,2 jours.

Des écarts marqués entre les femmes et les hommes

Le baromètre met en évidence des écarts toujours marqués entre les femmes et les hommes qu’en 2024. En 2025, le taux d’absentéisme atteint 7,9 % chez les femmes, contre 4,1 % chez les hommes. Au-delà de cet écart de niveau, les profils d’absence diffèrent aussi sensiblement : 36 % des femmes ont connu au moins un arrêt dans l’année, contre 29 % des hommes, et leurs arrêts s’inscrivent plus souvent dans la durée.

Ces résultats illustrent des réalités très différentes selon les populations et confirment la nécessité de dépasser la seule lecture du taux d’absentéisme global.

Avec l’âge, des absences moins fréquentes mais plus longues

L’étude montre également que l’effet de l’âge joue tout autant sur la fréquence des absences que sur leur durée. Les absences deviennent globalement moins fréquentes mais plus longues à mesure que l’âge avance. Ainsi, les arrêts longs représentent 16 % des absences chez les moins de 25 ans, contre 37 % chez les plus de 50 ans. Cette évolution souligne l’importance des enjeux de prévention, d’accompagnement du retour à l’emploi et de maintien dans l’activité, notamment face aux pathologies chroniques, aux troubles musculo-squelettiques et aux problématiques de santé mentale.

Une hausse à surveiller chez les femmes cadres de 30 à 40 ans

L’analyse croisée par âge, sexe et catégorie socioprofessionnelle fait apparaître des dynamiques différenciées selon les profils. Le baromètre relève en particulier que, chez les femmes cadres, l’absentéisme atteint son niveau le plus élevé entre 30 et 40 ans, avec un phénomène qui se renforce en 2025. Le rapport met cette évolution en relation avec une dégradation de la santé mentale.

Des secteurs toujours davantage exposés

Certains secteurs continuent par ailleurs d’enregistrer des niveaux d’absentéisme particulièrement élevés. En 2025, les services à la personne affichent un taux de 10,2 %, tandis que les centres d’appels atteignent 10 %. Ces niveaux restent nettement supérieurs à la moyenne observée au niveau national.

Yvan Aubree, Responsable ingénierie technique, Marsh France déclare : « Face à la progression de l’absentéisme, il est légitime de se demander jusqu’où les employeurs peuvent réellement agir, tant ce phénomène dépasse parfois le seul cadre de l’entreprise et reflète aussi un contexte personnel, social et économique plus large. Il serait illusoire de croire qu’une mesure ponctuelle puisse diviser par deux l’absentéisme en quelques semaines de manière durable, néanmoins nous constatons qu’en s’emparant du sujet avec méthode, lucidité et constance, il est possible de faire bouger les lignes, de prévenir certains risques et de créer des environnements de travail plus favorables à l’engagement et à la santé des collaborateurs. »

Méthodologie :

Cette étude a été réalisée à partir des données de la DSN, sur un périmètre de plus de 550 000 assurés issus du portefeuille Marsh Santé et Prévoyance. Afin de garantir la comparabilité des résultats, seules les entreprises présentes à la fois en 2024 et en 2025 ont été retenues dans l’analyse.

À propos de Marsh :

Marsh (NYSE : MRSH) est un leader mondial de services professionnels en risques, réassurance et gestion de capital, ressources humaines et investissements, ainsi que du conseil en stratégie, accompagnant des clients implantés dans 130 pays. Avec un chiffre d'affaires annuel de plus de 27 milliards de dollars et plus de 95 000 collaborateurs, Marsh aide ses clients à bâtir la confiance pour réussir grâce à la puissance de la perspective.

Pour plus d'informations, visitez notre site corporate.marsh.com, ou suivez-nous sur LinkedIn.

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