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Les régimes de retraite portés par une hausse des taux d’intérêt au deuxième trimestre

  • Le 26 juin 2015
  • Canada, Montréal

Au deuxième trimestre de 2015, le niveau de solvabilité des régimes de retraite canadiens a augmenté. L’indice Mercer sur la santé financière des régimes de retraite s’établit à 100 % au 26 juin, une progression par rapport aux 94 % du 31 mars. L’amélioration de la solvabilité tient à la hausse des taux d’intérêt. En effet, les taux d’intérêt à long terme ont grimpé de 50 points de base durant le trimestre, ce qui a comprimé le passif de la plupart des régimes de 5 % à 8 %. En revanche, le rendement de l’actif des régimes a été faible au cours du deuxième trimestre : les marchés boursiers ont fait du sur-place, et la poussée des taux d’intérêt s’est répercutée négativement sur les portefeuilles d’obligations.

« Les régimes de retraite demeurent exposés à des risques importants, notamment si le marché boursier devait piquer du nez ou que les taux d’intérêt recommençaient à baisser, explique F. Hubert Tremblay, conseiller principal du domaine Retraite chez Mercer. Compte tenu de la situation financière relativement bonne des régimes, l'occasion est belle pour les promoteurs de ramener leur exposition aux risques au niveau souhaité. Pour beaucoup d’entre eux, cela signifie de réduire ces risques en augmentant la proportion de titres à revenu fixe ou en transférant certains éléments de passif à une compagnie d’assurance par un achat de rente », ajoute-t-il.

Après deux années records consécutives en 2013 et en 2014, le marché des rentes s’est révélé fort léthargique au premier semestre de 2015. Les promoteurs de régimes intéressés par un achat de rente auraient tout avantage à profiter des prix avantageux que ne manqueront probablement pas d’offrir les assureurs, qui pourraient devoir resserrer leurs marges au deuxième semestre de 2015 pour atteindre leurs objectifs de ventes ambitieux.  

« Les marchés boursiers ont affiché des rendements variables, mais généralement en demi-teinte au deuxième trimestre. Les rendements sur les marchés des États-Unis et de la zone EAEO ont été acceptables, se chiffrant à près de 2 % en monnaies locales au cours du trimestre (jusqu’au 25 juin). En raison du raffermissement du dollar canadien par rapport à la devise américaine, les rendements sur le marché boursier américain ont été à peu près nuls, en dollars canadiens. Le rendement des actions canadiennes, qui n’a atteint que 0,6 % pendant le trimestre (jusqu’au 25 juin) a été plombé par la performance négative de plusieurs secteurs, dont ceux de l’énergie, des matériaux, du secteur industriel, des services publics et des technologies de l’information. Quant aux actions des pays émergents, leur rendement a aussi fait du sur-place (en dollars canadiens) au cours de la même période », affirme Mathieu Provost, conseiller principal au sein du domaine Consultation en gestion de placements de Mercer. 

« Les taux d’intérêt à long terme canadiens ont monté de façon notable au printemps à cause de divers facteurs, notamment la hausse des cours du pétrole, l’augmentation des taux d’intérêt aux États-Unis attribuable aux hausses de taux anticipés de la Réserve fédérale américaine ainsi que l’optimisme renouvelé, quoique prudent, quant aux perspectives de l’économie canadienne. Maintenant que l’hiver rigoureux qui a fait baisser les dépenses de consommation est chose du passé, et parce que le dollar canadien a fléchi, on escompte en effet une progression de la demande de biens et services canadiens des deux côtés de la frontière », ajoute M. Provost.

Un portefeuille équilibré type d’un régime de retraite a produit un rendement d’à peu près -1 % au deuxième trimestre de 2015. Autres résultats du trimestre, établis au 25 juin :

 

  • Le rendement des obligations du gouvernement du Canada à long terme était de 2,4 % à la fin du second trimestre, en hausse de 50 points de base par rapport au 31 mars dernier.

 

  • Selon les indices sectoriels S&P/TSX, les secteurs les plus performants au cours du trimestre ont été la santé (+ 12 %) ainsi que les produits de consommation discrétionnaires et les services de télécommunications (+ 3 % dans les deux cas).  Les secteurs les moins performants ont été le secteur industriel (- 8 %), les services publics (- 5 %) et les technologies de l’information (- 4 %).

 

  • Les titres à faible capitalisation (indice S&P/TSX des titres à petite capitalisation) ont obtenu un rendement de 3 %, soit un résultat supérieur à celui des titres à grande capitalisation (indice S&P/TSX 60), qui s’est établi à 1 % au cours du trimestre.

 

  • Les titres de valeur ont dépassé les titres de croissance, comme l’indiquent les indices  valeur et croissance S&P BMI Canada, qui ont enregistré des rendements de 1 % et de 0 %, respectivement, au deuxième trimestre.

 

  • L’indice S&P 500 a enregistré un résultat de 0 % au cours du trimestre, en dollars canadiens. Le rendement des actions internationales mesuré par l’indice MSCI EAEO (en dollars canadiens) s’est établi à 2 % au cours du trimestre. Les marchés émergents, dont le rendement est mesuré par l’indice MSCI Marchés émergents (en dollars canadiens), ont enregistré un rendement de 0 % au deuxième trimestre.

 

  • L’indice obligataire universel FTSE TMX Canada a enregistré un rendement de -3 % au cours du deuxième trimestre. Pour sa part, l’indice obligataire global à long terme FTSE TMX Canada a produit un rendement de -6 %. À la fin du trimestre, le taux de rendement à l’échéance de l’indice obligataire universel FTSE TMX Canada était de 2,1 %, contre 3,2 % pour l’indice obligataire à long terme.

 

Le tableau ci-dessous présente la répartition des degrés de solvabilité estimatifs des clients de Mercer (ce qui représente 600 régimes de retraite) au 1er janvier 2015 et au 30 juin 2015 :

 

 

Bien que l’on observe des valeurs extrêmes des deux côtés, le niveau de capitalisation selon l’approche de solvabilité de presque 75 % des régimes de retraite canadiens se situe entre 80 % et 100 % à la fin du deuxième trimestre de 2015.

 

Indice de santé financière Mercer

L’indice Mercer sur la santé financière des régimes de retraite suit l’évolution de la capitalisation d’un régime de retraite à prestations déterminées hypothétique.

 

L’indice Mercer sur la santé financière des régimes de retraite indique le ratio actif-engagements d’un régime de retraite modèle. Le ratio a été établi de façon arbitraire à 100 % au début de la période. Le nouvel indice tient compte du coût au titre des services courants et des paiements spéciaux de solvabilité, mais pas des améliorations ayant pu être apportées au régime. Il suppose également que les évaluations sont déposées chaque année civile et que le déficit révélé dans chaque évaluation est provisionné sur une base mensuelle au cours des cinq années subséquentes.

Actif : portefeuille indiciel. Composition du portefeuille : 42,5 % du rendement total de l’indice obligataire universel DEX; 25 % du rendement total de l’indice composé S&P/TSX; 15 % du rendement total de l’indice S&P 500 (en $ CAN); 15 % du rendement total de l’indice MSCI EAEO (en $ CAN); 2,5 % du rendement total de l’indice des bons du Trésor 91 jours DEX

Passif : 50 % de participants actifs, 50 % de retraités. Pour les participants actifs, on suppose que le règlement s’effectue à 60 % au moyen de sommes globales établies selon les normes de l’Institut canadien des actuaires (ICA) sur les valeurs de transfert, sans tenir compte du délai d’un mois, et à 40 % par la souscription d’une rente; pour les retraités, on suppose qu’il s’effectue par la souscription d’une rente. L’estimation du coût des rentes s’appuie sur les conseils de l’ICA sur les blocs de contrats types de durée moyenne. Les résultats varient selon le régime de retraite.

 

À PROPOS DE MERCER

Mercer est un chef de file mondial en matière de consultation dans les domaines suivants : santé, avoirs et carrière. Mercer aide ses clients dans le monde entier à améliorer la santé, la prospérité et le rendement de leur actif le plus précieux : leurs gens. La Société compte 20 000 employés répartis dans plus de 40 pays et elle exerce ses activités dans plus de 130 pays. Elle est une filiale en propriété exclusive de Marsh & McLennan Companies (symbole MMC à la Bourse de New York), un regroupement mondial de sociétés de services professionnels qui offre des conseils et des solutions dans les domaines du risque, de la stratégie et du capital humain. Forte d’un effectif mondial de quelque 57 000 employés et d’un chiffre d’affaires annuel de plus de 13 milliards de dollars, Marsh & McLennan Companies est également la société mère de Marsh, un chef de file mondial en courtage d’assurance et gestion de risque, de Guy Carpenter, un chef de file mondial spécialisé en services intermédiaires en matière de risque et de réassurance, et d’Oliver Wyman, un chef de file mondial spécialisé en consultation en gestion. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site www.mercer.ca. Suivez Mercer sur Twitter à l’adresse @Mercer.

 

 

 

 

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